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Avant tout départ, il faut se préparer.

StratAlp ouvre sa bêta publique ! Un outil de planification outdoor pensé d'abord pour le trail — mais aussi le vélo, la randonnée — pour amener de la sérénité : un plan écrit, segmenté et chiffré pour partir mieux préparé et profiter de ses sorties.

· 7 min de lecture

La plupart des applications outdoor enregistrent des activités déjà courues, ou suggèrent où courir demain. Pour le moment qui se joue avant — les semaines où le plan se construit, où le corps apprend à manger en effort, où chaque ravitaillement devient un passage que l'on a déjà répété — il n'y avait presque rien. C'est ce vide que l'on a voulu combler — et que l'on ouvre aujourd'hui, en bêta publique.

StratAlp est une application de planification outdoor, d'abord pensée pour le trail, mais aussi le vélo, la randonnée. On arrive avec une trace GPX ; on en repart avec un plan de course écrit — segmenté, cadencé, chiffré jusque dans l'eau que l'on emporte et les glucides que l'on prend en chemin. À côté, un agenda où poser ses sorties d'entraînement jusqu'au jour J. Pas pour vous faire courir plus vite (on l'a dit la semaine dernière) — pour vous aider à arriver mieux préparé, et à profiter du parcours et de ses paysages. Gratuit pendant la bêta, dans le navigateur — la version mobile arrive bientôt. Vos plans, vos données sont les vôtres, et le resteront.

Cinq étapes, dans l'ordre où elles s'enchaînent dans la tête d'un coureur — de la trace que l'on charge à la ligne que l'on passe.

01 / Importer son parcours

Une trace en entrée, d'où qu'elle vienne — et tout le reste se construit dessus.

Tout commence par un parcours : celui de l'organisation, celui d'un copain qui a fait la course l'an dernier, ou celui que l'on dessine dans le créateur de tracé StratAlp, un matin entre deux cafés. Dans tous les cas, StratAlp en lit le profil, la distance réelle, le D+ et le D− cumulés.

À ce stade, rien n'est encore décidé. La base du parcours est posée à plat devant vous. Une partition vierge à remplir.

02 / Découper en segments

Une course courte, moyenne ou longue, c'est une succession d'étapes à gravir.

On l'a appris à la dure dès nos premières courses ou entraînements. La montée régulière du début ne se court pas comme le passage technique en milieu de parcours. Le passage technique, pas comme la descente cassante. La descente, pas comme le plat roulant avant le dernier mur. Segmenter, c'est nommer ces portions, leur affecter une allure cible, et obtenir un temps prévisionnel par bloc au lieu d'un seul temps final flou que l'on tient ou que l'on rate.

On a longtemps fait ça sur un tableur (ou papier d'ailleurs). Chacun sa propre approche et ses repères. Le plan tient, mais il reste un objet personnel, rarement transposable à un autre.

Une fois découpée, la course n'est plus un mur. Des problèmes plus petits, des stratégies plus tenables.

Massif des Aravis en automne depuis un alpage
Chaque montée, chaque replat, chaque descente : un segment qui attend son nom.Aravis · Oct. · 1 720 m

La bonne allure n'est pas la plus rapide. C'est celle que l'on tiendra jusqu'au dernier ravitaillement.

— Notre principe directeur

03 / Caler le cardio

Pas une obsession FC. Un garde-fou.

On a longtemps couru à l'instinct. Puis on est partis trop fort dans une première montée, et bien plus tard, on a payé l'effort mal géré. Depuis, on associe à chaque segment une zone cardiaque cible. Pas pour faire du trail un exercice de laboratoire — juste pour mettre par écrit, une fois pour toutes, ce que l'on sait déjà : on ne court pas la montée de la fin comme celle du début.

04 / Chiffrer l'hydratation & l'alimentation

Boire avant de sentir la soif, manger avant la faim. Anticiper — et s'entraîner à le faire.

Sur un effort qui dure, attendre les signaux du corps, c'est déjà trop tard. Le déclic, pour nous, est arrivé sur une course où tout s'est ligué : météo qui bascule, chaleur installée plus tôt que prévu, intestin pas habitué à ce débit-là. Plus rien ne passait — ni eau, ni gel. On a fini. La récupération, elle, a duré des semaines. À froid, on s'est assis et on a écrit. Combien on boit, quoi, quand. Combien on mange, quoi, quand. Ce que l'on prend à chaque ravitaillement. Puis on s'est entraîné à pouvoir ingérer ce débit — sortie après sortie, avec un plan nutritionnel proche de celui de la course objectif. Le jour J, on ne teste plus rien : on répète l'entraînement. Le principe vaut aussi pour les sorties loisirs, où la nutrition compte tout autant.

05 / Orchestrer ravitaillements & assistance

Chaque arrêt est un point de bascule. Mieux il est préparé, plus il est court.

Un ravitaillement n'est pas une pause-café. C'est un point de bascule : on remplit, on enlève, on ajoute, on mange. Trois minutes au lieu de huit. À chaque arrêt, c'est moins de cerveau dépensé à improviser, plus d'attention disponible pour la suite.

Le jour de la course, vous n'arrivez plus à un ravitaillement en cherchant ce que vous étiez censé y faire. Si une équipe vous attend, elle a la même fiche sur son téléphone.

06 / Ce que bêta veut dire

On lance publiquement aujourd'hui, mais StratAlp est jeune. Les fondations sont là — import, segments, zones cardiaques, hydratation, alimentation, ravitaillements & assistance — et on les a usées sur nos propres dossards comme sur nos propres entraînements. La suite, on veut l'écrire avec celles et ceux qui s'en serviront.

En bêta, l'application est gratuite et illimitée. Vous pouvez préparer autant de courses que vous voulez et exporter vos plans en PDF. L'accès est validé manuellement — on relit chaque demande à la main pour garder un cercle de coureurs investis et tenir le rythme. En échange, deux choses : gardez en tête que tout n'est pas encore parfait, et dites-nous ce qui manque — depuis n'importe quelle page de l'application, on lit chaque retour.

On a hâte de vous voir sur les sentiers.

— L'équipe StratAlp